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HIER ET AUJOURD'HUI

3 novembre 2010
Ecoutez Cadoles et Meurgers sur radio Parabole.

Sur Radio Parabole ( FM 88,3 MGz à hauteville ), le mercredi 3 novembre 2010, à 18H30, et samedi 6 novembre, à 9H30, Jean-Pierre SOUMIER, Emilienne GUIGNOT et Jacques LEFEVRE parlaient d'Hauteville et de ses cadoles.

Nous remercions Radio Parabole qui a autorisé la diffusion de cette émission sur notre site.
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posté le 6 juin 2013
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L'église, vue du jardin du curé, en 1937



Bientôt, les vacances scolaires (1850) ...

 

    lire ci-dessous ...

L'école et la cure
Bientôt les vacances scolaires ...

Cette année le printemps fut précoce : la plupart des élèves (une cinquantaine) de la classe mixte unique d'Hauteville ont déserté
l'école depuis mars et ne reviendront qu'en novembre ou à mi-décembre selon la météo, travaux des champs obligent ...
Pour la majorité des enfants l'année scolaire dure quatre mois et demi, et guère plus. Seuls les quelques enfants d'indigents (deux cette année) resteront jusqu'en juillet et reprendront dès octobre. Il faut dire que ceux-là sont dispensés de la "rétribution" (contribution) mensuelle …

Pour la municipalité il faut préparer la rentrée : recrutement de l'instituteur, fonds pour le payer, salle de classe etc. et puis il faut loger le maître ...
L'instituteur choisi par la municipalité – qui le rémunère donc – doit être pourvu d'un brevet de capacité délivré par le recteur et … d'une autorisation délivrée par l'évêque de Dijon ... Il doit s'engager à se vouer à l'instruction publique pendant dix ans au moins.
Pour chaque école (loi du 28 juin 1833) il y a un comité local de surveillance composé du maire ou adjoint, du curé ou pasteur et
d'un ou plusieurs habitants notables désignés par le comité d'arrondissement. Le comité s'assemble au moins une fois par mois.
Il a un rôle d'inspection : il veille à la salubrité et au maintien de la discipline, sans préjudice des attributions du maire en matière de police municipale ...

Nous sommes en 1850 ...


L'école n'était pas gratuite : la rétribution mensuelle des élèves de l'école primaire (sauf pour les enfants d'indigents) s'élevait à 50 centimes pour ceux qui apprenaient à lire seulement, et à 75 c. pour ceux qui apprenaient à écrire, à lire et la grammaire !
En 1867 à Hauteville la gratuité absolue fut rejetée faute de moyens de la commune … Pour la même raison il n'y eut qu'une seule école
mixte malgré les directives officielles … Ce n'est qu 'en 1877 que la gratuité fut effective, l'Etat accordant une subvention à cet
effet … A partir de 1882 l'instituteur ne fut plus rémunéré par la commune mais par l'Etat.

Quand l'instituteur était logé … à la cure !

Dès le mois de juillet, deux mois avant son installation à la cure, Monsieur Maire, instituteur, se plaint au maire : « La seule chambre habitable était inondée par la pluie. D'un mois à l'autre on m'a promené pour cette réparation urgente qui n'a pas encore été faite, cela fait deux ans de cela ! … Les citernes perdent l'eau ... L'hiver, la cave est inondée, les murs du clos et ceux de soutènement du jardin tombent en ruine … Les murs de la maison sont encombrés par des fagots, du bois, etc. qui conservent
l'eau et jettent dans les chambres l'humidité, ceci avec autorisation de la commune sans que jamais j'aie pu obtenir la bonne parole. »

L'instituteur porte plainte auprès du préfet pour résilier son bail avec dommages et intérêts … « L'hiver, j'ai dû quitter la maison et rentrer en ville, ne pouvant faire du feu dans aucune des cheminées : même conduite* de la part de ce ''monsieur'' au sujet de ma réclamation ... »

Bien sûr avec la construction de la maison communale-école peu après (1851) le problème sera règlé.


Et la cure ensuite ?

En 1852 la grange sera réparée. Le four lui aussi, en juin 1863.
En 1887 le four de la cure est refait, « placé à l'intérieur du bâtiment afin de rendre à la rue la portion de terre en dehors de
l'alignement qu 'il occupe actuellement ».
En juillet 1928 la commune vend le presbytère à Monsieur Amiel : cela paie l'électrification (début de l'éclairage public des rues).
En août 1936 Monsieur Gorges, propriétaire depuis mai de la même année, écrit à la municipalité pour faire une tranchée le long
du mur extérieur afin d'enlever l'humidité nuisant au bâtiment et construire deux arcs-boutants pour soutenir le mur menaçant de
s'écrouler sur la voie publique ...


* Monsieur Maire s'adressant à … Monsieur le Maire (je n ' invente pas) ne manquait pas d 'humour : les paroles du maire partant en fumée …
On l'a compris : le logement, la municipalité n'en avait … cure !


Document Cadoles et meurgers (J. Lefèvre), d'après archives départementales et municipales, et documents Y. Gorges.
Posté le 6 juin 2013


Ci-dessous l'ancienne cure en 1938,
vue du jardin intérieur.
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(le 19/08/2011)
« Dans tous les temps et chez toutes les nations on a érigé des monuments monolythes, des obélisques, des colonnes, des statues et autres objets destinés à embellir les villes, à honorer la mémoire des grands hommes, à perpétuer le souvenir de quelque événement remarquable. » (Pierre Larousse, Grand Dictionnaire Universel du XIXème siècle, 1863-1876).
Ainsi, c'est presque par inadvertance qu'en lançant, voici à peine plus d'un an, l'idée d'« une statue pour Hauteville » notre association a remis à l'honneur un de ces actes citoyens qui soudent une communauté autour de sa mémoire collective. Ce projet, soutenu par la municipalité, est désormais en passe d'aboutir avec le choix de Christophe Allégri et de sa porteuse d'eau, parmi cinq projets.
Ce faisant, nous renouons aussi avec un geste fort de nos grands anciens : l'installation en 1947 ou 1948 de la pietà signée Lefèbvre, place de l'église, en lieu et place du calvaire érigé là en 1924 et renversé par la manœuvre malencontreuse d'un camion de l'armée américaine. A l'époque le maire d'Hauteville, Monsieur Jacques D'Albay, avait lancé une souscription publique, en souhaitant que chaque Hautevillois s'associe à ce projet commun, ne serait-ce que pour un franc symbolique.
Notre porteuse d'eau ne ressemblera peut-être pas de façon très scolaire aux femmes du passé, qui revenaient de tirer un seau à la citerne, accablées sous la tâche. Mais en entourant chaleureusement de ses bras cette jatte du liquide le plus précieux, dans l'attitude d'une femme enceinte radieuse, assurément elle nous transmet une sorte de leçon : les ressources naturelles redeviennent des richesses, ne les gaspillons pas.
C&M
















 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Déjà ... jadis !
Lettres d'Altura

Hauteville est jumelée avec Altura (Espagne, région de Valencia).
   

Au titre des souvenirs, vous pouvez accéder aux bulletins bilingues parus au premier semestre 2009.
(avec l'aimable autorisation du responsable de la publication)








 
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Le bouche à oreille ou la chronique des clochers.


A l'origine, le "bouche à oreille" désignait une confidence.

 C'est de cette notion de "secret" qu'est apparu le sens de "rumeur", de bruit qui court. Le "bouche à oreille" désigne donc une information qui se propage de façon officieuse. Cependant il ne s'agit pas forcément de rumeur négative...  à vous de juger.

 
 
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mis en ligne le 24 janvier 2018
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De nombreux adhérents voudraient bien en savoir plus sur les bornes mystérieuses...

C’est pourquoi nous leur proposons 2 belles balades à la rencontre d’un petit patrimoine varié …

La première (janvier 2018) nous conduit vers le Val Suzon,

la 2ème (sera publiée en juin 2018) vers le bois de Vantoux.


les 2 fichiers téléchargeables figurant ci-dessous vous apporteront quelques précisions ...

 
copie.jpg (262,23 Ko)
Carte IGN "itinéraire les bornes "
Bornes armoriées: l'histoire
 
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mis en ligne le 8 juillet 2017
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Autrefois la chènevière ...

pour tout savoir, cliquez   ICI


 
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mis en ligne le 12 janvier 2016
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Le coin des curieux.

14 panneaux d'information ont été conçus et installés par notre association à différents endroits du village.

Ils illustrent la vie et les métiers autrefois. 

A terme, il y aura environ 25 panneaux  numérotés et répertoriés sur un petit fascicule qui permettra de faire un parcours instructif dans le village .


Conception et réalisation : Antonella A,   Odile C.  

René R. pour le récit associé au panneau "R. Robin raconte"

Ils ont été fabriqués par André Roux et posés par André et Bernard Roux. 

Nous vous invitons à les découvrir sur place

mais à défaut, vous pouvez les télécharger en cliquant sur les liens figurant ci-dessous.

 

 
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mis en ligne le 24 décembre 2016
Connaissez-vous l'origine des noms des rues de notre village ?
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tout savoir en cliquant ci-dessous.
mis en ligne le 10 août 2016.
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La période des moissons à Hauteville et ailleurs...

vous désirez en savoir plus ?

cliquez sur la photo.

mis en ligne le 24 février 2016
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Au temps  des hautevillois "retrayants" 

 

Talant forteresse, Daix maison-forte :

En 1208 Eudes III duc capétien de Bourgogne fonda la forteresse de Talant pour assurer un abri plus sûr à ses trésors et archives qu’en son palais ducal de Dijon. L’enceinte était longue de 1100 m, flanquée de 33 tours !

L’éperon sur lequel elle fût construite constituait un lieu   ...    lire la suite en cliquant ICI       

mis en ligne le 5 novembre 2015
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Le travail de la vigne aux XIXème siècle et début XXème siècle 


(d’après  H. Desmurs)

Pour lire l'article de Jacques Lefèvre,

cliquez sur la photo 

 

mis en ligne le 4 mai 2015
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Un témoignage poignant

En ce printemps 2015 nombreux sont les témoignages d’anciens résistants et déportés publiés par les journaux ou présentés dans des expositions. Aussi grâce à l’aimable autorisation de M.  Ducret je vous livre un extrait du carnet de route de son père prisonnier au fort en 1944 et relatant l’évacuation du fort.                     Jacques Lefèvre

Fausse joie d’un prisonnier à l’évacuation du fort (Récit recueilli par M. Ducret et écrit par son père)

(Jeudi 24 août 1944) Le temps est splendide, le soleil nous sourit à travers les barreaux.

Une certaine agitation règne parmi les détenus du fort. L’avance des armées anglo-américaines est en cause. Il est fortement question d‘ évacuer le fort. Le bruit court que la liste est partie. On nous dit que 80/100 seront libérés. Tous nous sommes en joie, il y a peu de pessimistes.

A 11h30 un gardien français apporte dans les chambres une note ...   Cliquer ICI pour lire la suite...    


mis en ligne le 26 novembre 2014
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Guerre de 14-18 : un hautevillois

hors du commun ?...

En octobre 2012, en donnant son nom à une rue du village, la municipalité avait rendu un hommage appuyé au hautevillois probablement le plus célèbre : Jacques Tournadour d' Albay (grand-père du maire actuel).

Si la cérémonie récente au monument aux morts a permis d' honorer la mémoire des 7 hautevillois morts au champ d' honneur, Jacques Tournadour d' Albay, lui, revint de l' enfer miraculeusement ...

Né en 1885 à Paris, jeune inventeur dont les brevets furent pillés, il opta pour la médecine et quitta très tôt sa famille pour un destin hors du commun : en 1809 délégué de la Croix Rouge il se porta volontaire comme secouriste en Sicile à Messine (terrible tremblement de terre de 1908) puis fut   ...  

 Cliquer ICI pour lire la suite                  

                   ou   ICI  pour en savoir encore plus sur cet hautevillois hors du commun

 


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A propos des élections municipales ....  en 1825 !

 Mars 2014

                                                   Lire l'article de Jacques Lefèvre

 

Mise au jour d'un nouvel édifice

décembre 2013

 
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C'était bien vrai !
En nous fiant aux plans trouvés aux archives dé- partementales et à ceux de Mme Midant et de M. Franet, nous avons piqueté l'emplacement supposé d'un réservoir. Puis nous avons fait réaliser en août dernier par l'entreprise hautevilloise LHTP des fouilles au bas de Pied de Mont (voir plan et  photos) : le réservoir est bien là, bien réel, sous terre.Il date du XIXème siècle.
René Robin raconte...
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L' école buissonnière avec l' agrément de l' instituteur !....


Certains écoliers d’aujourd’hui, à la lecture de cette histoire des années 40  (à l 'époque le maire était M. Midant), vont jalouser leurs ancêtres et plaider pour des systèmes plus écologiques de chauffage....

En ce temps-là le poêle trônait au milieu de la salle de classe et ne passionnait pas que les cancres … Chaque écolier de la «grande classe» avait sa semaine de service pour donner vie au seigneur des lieux..
L'hiver, la tâche commençait par l'approvisionnement en bois : la luge se révélait le moyen de transport idéal...et puis 3 ou 4 tours de luge cela passait agréablement le temps !....Quand le vent soufflait du nord les visages s' épanouissaient : A peine mis en service, le poêle dégageait une fumée irrespirable,  l 'instituteur devait se résigner à congédier les écoliers !.... Mais les jours où le vent ne se muait pas en allié les «p'tits malins» ne s' avouaient pas vaincus,  l 'instituteur issu de la ville ne pouvant imaginer que des gamins utilisent de tels stratagèmes !...: «On  bourrait» le poêle de bois vert :
l 'effet était garanti , la suspension des cours aussi !...


Document : Cadoles et Meurgers
Photo du web
De J. Lefèvre et d'après H. Desmurs
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 La m
édecine
par les plantes
 locales ...



 
Découvrez Hauteville
                        à l'âge du fer ...


Au XIXème siècle l'exploitation du minerai de fer connait son apogée : On trouvait alors le
minerai de fer dans plus de 80 communes de Côte d'Or pour alimenter 54 hauts fourneaux !...
Le gisement de minerai d'origine sédimentaire (marnes oxfordiennes à Hautevile) était exploité à
ciel ouvert (épaisseur de 1 à 2 mètres).
Si, en théorie, le propriétaire pouvait exploiter le minerai sur son terrain, le coût était si élevé
(frais de sondage, indemnité à la commune, salaire des mineurs) que seuls les maitres de forges
pouvaient se le permettre, le propriétaire ne pouvant s'y opposer.
Vign_miniere
 
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Huguette Desmurs      (agricultrice aqueducienne bien connue sur le marché de
Dijon)

narre dans l' un de ses ouvrages : «quand les coqs pouvaient chanter» ...ses moments de jeunesse heureuse dans les cabanes appelées «cabiotes».(cabottes sur la côte baptisées cadoles à Dijon, Talant, Hauteville ).

Dans le secteur des "Charmes aux lièvres"   M. Buzenet possédait une cabiote (aujourd’hui disparue) qui nous servait de gîte..Le couvert se réduisait à une fourchette et un couteau, le repas comprenait le plus souvent pain, œuf, pommes de terre et eau...Faire une omelette aux champignons était un jeu d'enfants...Deux grosses pierres rapprochées à la dimension de la casserole faisaient office de foyer...Les pommes de terre cuisaient ensuite dans les braises (le papier d' aluminium n' existait pas) .Nous étions enfumées comme des renards et maquillées de cendre, mais quel régal !...Si nous étions près d' une vigne nous appartenant nous avions notre dessert à portée de main..Jamais nous n' aurions pénétré dans d' autres propriétés pour cueillir un fruit....


(photo du WEB)

Hauteville1938 mariage BORD
Où l'on voit la noce descendre en grand apparat de la mairie à l'église, puis remonter et s'engouffrer dans le café Savrot.
Comment ces dizaines d'invités ont-ils pu tenir dans la salle, plutôt exiguë ?

archives  Yves G.
posté le 29/05/2012
10 avril 2012
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Pâques : histoire de cloches ...et de clochers !

En cette période de Pâques, Jacques Lefèvre révèle une affaire qui a pourri les relations au XIXème siècle entre Ahuy et Hauteville : l'affaire Larché  (du nom d'un avoué de la commune d'Hauteville)

Un règlement du parlement de Bourgogne (1632) définit le "droit de parcours", autorisation de laisser paître les bêtes sur les friches de deux communes voisines (par exemple les bêtes à troupeau séparé, donc libres sans cloches et sans pâtre, d'Hauteville sur les friches d'Ahuy ...).
Ahuy se met à exiger un troupeau avec pâtre, ce qui est contraire à la loi...  Hauteville refuse. L'affaire va en justice... Le tribunal civil de 1834 donne gain de cause à Hauteville.
L'avoué réclame alors les frais à la commune d'Hauteville puis à celle d'Ahuy... En 1863 Ahuy perd définitivement en justice ... et se venge en plantant en bois les friches, pour empêcher la "paisson" par les bêtes d'Hauteville !

Article : J. Lefèvre (d'après les archives municipales et départementales)
   06/04/2012
 
Bonne année les cosaques !

(8 janvier 2012)
Dans les réunions "mondaines" on les appelle daixois, aqueduciens ou hautevillois ... Pourtant les parois des grottes de la combe Ranfer ou les murs des cabanes des trois villages renvoient l'écho d'appellations moins respectueuses et d'affaires, parfois cocasses, entre habitants.
Les "coucous" de Daix (ainsi nommés car ils auraient abandonné leur premier site, sur la colline St Laurent, pour migrer "en bas") et les "bêlous" d'Ahuy (beaucoup de pâtres, à Ahuy) n'ont pas toujours accepté avec plaisir la position dominante des montagnards d'Hauteville, surnommés les "causacs" ou "cosaques" (caractère intrépide ?) ou même "les têtes sans cervelle d'Hautevelle" (rime recherchée avec l'ancien nom d'Hauteville ! ...)
... Dans les chaumières des habitants des trois communes, ce passé imagé a peut-être laissé quelques traces ...

Jacques Lefèvre.                                                     

(à suivre)
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LA BORNE EST REDRESSEE
 
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Les bornes armoriées

C'est au cours d'une de ses fréquentes virées « à la billebaude » dans nos combes boisées, cette fois avec un ancien de Daix et des amis du Saint-Laurent, que Jacques a eu confirmation de l'emplacement de plusieurs bornes, délimitant la frontière entre Hauteville et Daix.    A la suite de quoi, avec Jean-Jacques et André, il est retourné sur les lieux. L'une, en haut de la ligne séparant le Bois communal de la Côte de celui de la "Côte Saint Laurent" était tombée face contre terre. Nos trois amis l'ont redressée à son emplacement d'origine. Ils ont pu constater qu'elle était datée de 1751 et qu'elle arborait le gril, figurant sur le blason de DAIX (ancienne appellation : DEIX).

Une deuxième borne armoriée subsiste à proximité et, tout en bas de la ligne correspondante, on trouve une petite borne gravée H (côté Hauteville) et D au verso.
Depuis, ces bornes ont été répertoriées par la DRAC et elles ont retrouvé leur jeunesse.
Echange de bons procédés : Cadoles et Meurgers a aidé à reconstruire la cadole du chemin des Enchères à Daix et l'association Les Amis de Saint Laurent a participé à l'achat du produit de protection de la pierre des bornes.
Nota : le bois de la Côte Saint Laurent a appartenu à Daix jusqu'au début du 19ème siècle ; et le saint-patron de Daix est Laurent de Rome, mort en martyr du supplice du gril en 258.


    14 avril 2014                                     La suite ...

le 10 avril 2014 trois bornes fortement dégradées par le temps ont été remplacées par des copies à l'identique réalisées par le sculpteur sur pierre Arno Mercier de Chatillon sur Seine .

Cette opération à l'initiative de Cadoles et Meurgers  a obtenu le soutien de l'association Daixoise

 "Les Amis du Saint Laurent" .

 

                                                                                          Voir la vidéo

 

 
Nos légendes
 
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Hauteville jadis et naguère :

Le sentier des légendes

La promenade légendaire qui mène à la "Roche qui vire" peut nous révéler d'autres merveilles de l'érosion ...
Dans le sous bois, peu avant la roche précédemment décrite, une sente tortueuse et quelques pas d'escalade vous permettent d'accéder à une curieuse "cheminée" naturelle. Haute de 4 mètres, entaillée sur une profondeur de 3 mètres, elle n'autorise sa visite complète qu'à des quadrupèdes très courts sur pattes ... De toute évidence, là encore le travail de l'eau a isolé la roche du plateau et l'a débarrassée de sa gangue la plus tendre .
La sente – aménagée grâce à l'accord aimable des propriétaires – vous entraine, quelques instants durant, dans une jungle de buis torturés, de lianes et de mousses envoutantes... Peu après, elle rejoint la combe Sureau, là où elle se mue en combe Souillot.
En respectant les terrains privés, vous remontez le coteau boisé presque en face : la campagne Daixoise lumineuse vous accueille pour vous offrir de beaux pano- ramas non seulement sur le village d' Hauteville perché mais aussi sur la colline Saint Bernard et sa basilique.
Par curiosité, vous déchiffrez les inscriptions sur la croix votive – fierté de la famille daixoise Espioussas. Elle a été érigée par ses ancêtres, Simon Jacotot et Elisabeth Dumont, pour célébrer la guérison d'un fils gravement malade ...
Le chemin du retour est une agréable promenade au pieds des vergers et du vignoble de la côte Saint Laurent. A l'automne, quand la nature revêt sa parure dorée, le photographe est comblé.


 
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La pierre qui vire ...

... et son secret.

Tout le monde connaît la «Pierre qui vire» dans le Morvan, célèbre monastère tirant son nom d'une pierre énorme posée en équilibre sur un rocher.
La Côte d'Or regorge de pierres légendaires et dans ce monde de rêve, Hauteville est bien loti avec sa "roche qui vire" (qui existe bel et bien...). Quand, sur le plateau, l'eau s'infiltre et attaque la roche pendant des millénaires, des boules se forment et restent parfois en équilibre.

Celle d'Hauteville, dans la combe Souillot, a la forme d'une casquette, et pour la voir tourner toute seule, il faut des conditions exceptionnelles ! ...
Guy Savrot (agriculteur retraité) retenait son souffle quand, avec les jeunes du pays, il guettait midi juché sur la plate forme voisine de la roche qui vire.
Inutile de préciser que, malgré de multiples tentatives, il ne l'a jamais vue tourner.
Il est vrai que, pour certains, une autre condition était d'attendre cent ans pour la voir tourner ! ...
Mais virer veut dire aussi changer de couleur alors n'y aurait-il pas un lien avec une observation solaire à l'époque du solstice d'hiver comme l'a suggéré Mr Renardet, mythologue passionné ? Il vous sera difficile de le vérifier tant la mousse et les lianes ont envahi ces lieux, même si la roche elle même a été dégagée grâce au travail de bénévoles.
La pierre a toujours joué et joue encore un rôle important dans la vie religieuse : celle d'Hauteville de taille imposante (plus de 3 m de hauteur et 4 m de diamètre) gardera-t-elle son secret ... pour l'éternité ? ...


Références bibliographiques : La Côte d'or mythologique (A Colombet) ; Pierres et Légendes de Côte d'or ( P. Vachon).
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